Sociologie versus Psychologie – Le contexte social des pathologies psychologiques et de la maltraitance des enfants

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Sociologie versus Psychologie – Le contexte social des pathologies psychologiques et de la maltraitance des enfants

Par Michael Sosteric Sharp (11/06/13).

J'ai commencé en psychologie. Au cours de mes premières années à l'université j'ai étudié Freud, Pavlov, Maslow et leurs semblables. J'étais assez content de la psychologie, pendant un moment en tout cas. Puis, au cours de ma quatrième année d'étude environ, le département est devenu « comportementaliste ». À cette époque les psychologues humanistes et existentialistes étaient renvoyé-e-s du département et les psychologues comportementalistes et cognitivistes étaient embauché-e-s pour les remplacer. Après ça je n'ai pas fait long feu. La nouvelle orientation du département me semblait inquiétante. C'est devenu, comme l'est la nature de la psychologie comportementaliste, une affaire de contrôle de l'unité physique avec des récompenses et des punitions, plus que d'investigation du potentiel humain. Je serais honnête, je n'aimais pas ça à l'époque. Mon idée du travail en psychologie avait plus à voir avec la volonté d’élever l'être humain-e, de transcender la douleur et la souffrance, et d'aller vers la santé et le bien être holistique. La focalisation sur le contrôle cognitif par mécanisme de « récompense et punition » ne collait pas avec ça. Alors, j'ai arrêté la psychologie pour faire de la sociologie. Je dois admettre que j'étais bien plus heureux en sociologie, pas parce que la sociologie avait grand chose à dire sur le fait de transcender la douleur et la souffrance et d'aller vers la santé et le bien-être holistique, mais parce que la sociologie avait de bien meilleures conceptions sur la cause de la douleur et de la souffrance que n'en avait la psychologie (même ses formes humanistes et existentialistes). La psychologie, tournée vers la sophistication cognitive et comportementale, avait tendance à « manquer le coche » sur différents sujets. En particulier, la psychologie, même dans ses formes humanistes et existentialistes, a tendance à « individualiser » la douleur et la souffrance. Si vous avez un problème, la psychologie recherche la cause à l'intérieur de vous. Cette cause peut-être beaucoup de choses différentes comme l'héritage génétique, un déséquilibre neurologique, des processus de pensée erronés, ou des structures de récompenses pathologiques. Quelle que soit la cause, vous en êtes toujours la source.

Bien sûr en arrivant en sociologie je ne comprenais pas entièrement les implications de tout cela, mais j'ai été mieux éclairé au bout d'un certain temps, surtout après avoir passé deux années en sociologie. Plus je passais de temps en sociologie plus je réalisais qu'on ne pouvait jamais se contenter de se focaliser sur l'individu-e en excluant le monde autour. C'est que jamais, au grand jamais, l'individu-e n'existe isolé-e. Dès notre naissance nous sommes en interaction avec des « choses ». Ces choses peuvent être des choses humaines comme des parent-e-s, des proches, ou des professeur-e-s, ou elle peuvent être des choses « institutionnelles » comme des écoles, ou des églises, ou même des économies toutes entières. Le fait est que nous ne naissons jamais dans l'isolement. Effectivement lorsqu'on y pense, nous ne sommes jamais seul-e-s. Que ce soit avec des gen-te-s, avec des téléviseurs, ou avec un livre, nous sommes toujours en train d'avoir une forme d'interaction avec un autre être. Plus cela devenait clair pour moi, plus la psychologie perdait de son sens. Parler de la psychologie (et la pathologie) individuelle sans également faire une profonde analyse du contexte social, politique et économique de l'individu-e n'a simplement aucun sens.

C'est pourquoi j'aime autant la sociologie.

Elle reconnaît cela et part de ce principe.

Cependant, une fois que l'on a dit cela et fait cette distinction, de fortes indications montrent que la psychologie devient enfin plus « sociologique ». J'ai un intérêt ancien pour la « violence relationnelle ». La violence relationnelle peut être n'importe quelle forme de violence perpétré sur un individu. Cette violence peut être physique, émotionnelle, ou spirituelle. J'ai un intérêt particulier pour la maltraitance des enfants et la violence conjugale. Depuis que j'ai commencé à faire du suivi psychologique il y à quelques années, et après avoir écouté les horribles histoires que les gen-te-s racontaient sur leur enfance, j'en suis venu à voir la maltraitance des enfants comme un précurseur majeur des problèmes de santé mentale. La raison en est simple, la violence que l'on subit pendant notre enfance et notre vie de jeune adulte mène à la névrose et à la pathologie. Présenter différemment je dirais que la maladie mentale (et même la maladie physique) de toutes formes ne trouve jamais sa source dans l'individu-e seul-e, mais dans les relations et le contexte qui nous entoure. Récemment les psychologues ont commencé à confirmer cela, et de façon très large. Les chercheur-e-s en psychologie ont découvert que l'abus sous toutes ces formes est associé avec l'invalidité, le déclin, et la mort.

Les faits sont accablants.

Les abus conduisent à des comportements malsains et risqués (Annerbäck, Sahlqvist, Svedin, Wingren, & Gustafsson, 2012), à la dépression (Blain, Muench, Morgenstern, & Parsons, 2012; Hosang et al., 2013; Kendler, Kuhn, & Prescott, 2004; Liu, Jager-Hyman, Wagner, Alloy, & Gibb, 2012), anxiety (Blain et al., 2012), aux troubles du comportements alimentaires (Burns, Fischer, Jackson, & Harding, 2012), aux troubles de la personnalité (Wingenfeld et al., 2011), au stress post traumatique (Heim & Nemeroff, 1999; Zanarini et al., 1997) aux tentatives de suicides (De Sanctis, Nomura, Newcorn, & Halperin, 2012), à l'automutilation non-suicidaire (NSSI) (Swannell et al., 2012), à des performances scolaires plus basses (Strøm, Thoresen, Wentzel-Larsen, & Dyb, 2013), à des résultats de QI plus bas (de Oliveira, Scarpari, dos Santos, & Scivoletto, 2012), et même à une incidence accrue de maladies physiques (Cuijpers et al., 2011; Hager & Runtz, 2012), d'angines (Eslick, Koloski, & Talley, 2011), et de troubles cardiaques (Fuller-Thomson, Bejan, Hunter, Grundland, & Brennenstuhl, 2012; Fuller-Thomson, Brennenstuhl, & Frank, 2010; Hosang et al., 2013). Si nos « Pays du Prozac » représentent une quelconque indication, nous avons affaire à des niveaux endémiques de maltraitance sociale/d'enfants.

Il s'agit d'une crise de santé mentale et physique de proportion biblique, et nous en faisons tous l'expérience ! Cela est bien reconnu par la recherche. Annerbäck et al. (2012) note que lorsque les définitions de l'abus sont libérales, toute personne sur terre devient une victime d'abus à un moment donné. Les définitions ouvertes rendent malheureusement la recherche difficile (comment regrouper des données statistiques lorsqu'on a un groupe : les victimes d'abus), elles sont politiquement explosives, et personnellement restreignantes. La vérité crue est que, nous avons tou-te-s été victime d'abus, et nous sommes tou-te-s devenu-e-s des personnes abusives. Donc, peut-être pour éviter ces complications disgracieuses qui nous mettent mal à l'aise, des définitions plus restrictives des abus sont évoquées, se focalisant uniquement sur les plus sérieux niveaux d'abus. Mais rétrécir la fenêtre par laquelle on regarde ne change pas la réalité extérieure. L'abus est un problème et nous sommes la génération qui doit faire avec.

C'est bon de voir la psychologie aller finalement vers une compréhension plus sociologiquement sophistiquée de la souffrance et de la maladie mentale. Mais développer une conscience planétaire des effets profondément invalidants de la maltraitance des enfants (ou même de la maltraitance des adultes) est synonyme de questionnement et de réalisations difficiles pour nous autres. Par exemple, en vérité nous ne vivons pas actuellement dans un monde un tant soit peu éclairé. Notre monde est rempli de technologies, de marchandises, de choses, de scénarios hollywoodiens compliqués, et les effets spéciaux fantaisistes d'Hollywood donnent l'impression que nous sommes très avancé-e-s et évolué-e-s, mais ceci n'est qu'un fantasme. En réalité nous vivons dans un monde où l'on manque même des plus basiques sensibilités spirituelles/psychologiques/émotionnelles. Nous vivons dans un monde où notre unité physique est agressée dès la naissance, emballée dans des préjugés, définie par sa couleur, et attaquée encore et encore, ironiquement, le plus souvent par les personnes qui nous « aiment » le plus. Cela commence par des parent-e-s qui combinent abus physiques et émotionnels sur leurs enfants pour les faire s'adapter et être performant-e-s. Cela est perpétué par l'école où des professeurs classent, ordonnent, trient et récompensent les quelques élu-e-s tout en rejetant la majorité comme perdant-e-s. Cela s’étend au travail où la vaste majorité est exploitée dans des usines à sueur et mis de côté quand iels sont vieux/vielles, fragiles et usé-e-s. Les effets profonds et invalidants d'années de violentes insensibilité s'accumulent, nous brisent, et finissent par nous tuer. Tout concorde à dire que c'est l'enfer sur terre, un véritable film d'horreur, et rien de moins qu'un désastre pour nous tou-te-s. Vous pouvez le nier si vous le voulez mais comme mentionné plus haut, la compilation des recherches scientifiques sur l'abus sous toutes ses formes (psychologique, émotionnelle et sexuelle) est claire. L'abus sous toutes ses formes est mauvais, mauvais, mauvais.

Donc, vous voyez la vérité crue de ce monde et vous vous demandez quoi faire ?

Eh bien, la première chose que vous ayez à faire est de changer vos conceptions. Vous voudriez invoquer des phrases comme « qui aime bien châtie bien », vous voudriez justifier la fessé, les insultes, les cris, ou les humiliations, vous voudriez dire aux enfants de « faire avec » et d'accepter les abus, vous pouvez le faire si vous le voulez. Mais si vous le faites vous êtes du mauvais côté de la réalité, et vous allez à l'encontre de vérités empiriques qui s'accumulent. La vérité c'est que le châtiment ne fait aucun bien à l'enfant. Les agressions physiques, émotionnelles et verbales, les humiliations, et même la négligence endommagent le corps et l'esprit et créent des conflits inutiles et parfois une vie entière d'invalidité.

La deuxième chose qui doit être faite c'est de changer les lois. Je sais que dans ma juridiction il y est légal de commettre des violences physiques sur ses enfants. En ce qui concerne les violences émotionnelles et psychologiques, elles ne sont même pas mentionnées. Cela doit être changer non seulement pour des raisons morales et éthiques, mais aussi pour des raisons sociales et économiques. Un ensemble de données démontrent le coût de l'abus. Cela engendre une perte de productivité pour les entreprises, des dépenses de santé plus importantes que la normale pour les individu-e-s et pour le gouvernement, et enfin cela engendre une perte de créativité de la société. Pour les seuls États-Unis les estimations des coûts sur une durée de vie sont de 585 milliards de dollars (Fang, Brown, Florence, & Mercy, 2012). C'est beaucoup d'argent perdu en ménage émotionnel, psychologique et médical.

La troisième chose que nous devons faire c'est apprendre à nous protéger. Si vous êtes comme la plupart des gens vous acceptez couramment d'assez haut niveau d'abus, particulièrement lorsqu'il s'agit de membres de la famille. Vous supporterez les agressions physiques, les agressions verbales, les agressions psychologiques, les agressions énergétiques, les cris, les hurlements, et toute une série de comportements violents que jamais vous n’accepteriez venant d'un-e parfait-e étranger-e dans la rue. Quand il s'agit de « famille », on accepte. Peut-être cela est dû à notre peur d'être seul-e, ou peut-être c'est parce qu'on adhère à la propagande sociale qui veut qu'on « lave notre linge sale en famille », ou peut-être est-ce parce que nous ressentons une obligation morale, éthique et spirituelle d'accepter l'abus lorsque l'on connaît personnellement celui/celle qui l'exerce. La raison pour laquelle on le fait a peu d'importance de toute façon, car ce qui compte c'est que l'on arrête. La recherche montre clairement que l'abus venant de proches est tout aussi néfaste que l'abus venant de parfait-e-s inconnu-e-s (et peut-être même plus, vu que l'abus est une profonde violation d'une relation de confiance). La recherche montre aussi que plus vous avez de mauvaises expériences, plus vous êtes blessé-e (Moeller, Bachmann, & Moeller, 1993). Si vous voulez rester ouvert-e à l'abus intime sachez que vous finirez par en payer le prix émotionnel, psychologique et physique.

Enfin, une fois que vous avez changé vos conceptions, changé les lois, et pris des mesures pour vous protéger, il va falloir commencer à guérir. Cela est vrai quel que soit l'abus que vous avez vécu, et la personne qui en a été l'auteur. L'abus endommage le corps et l'esprit et ce dommage doit être guéri. L'abus cause des maladies mentales et physiques que beaucoup de scientifiques ont décrits, mais je suis certain qu'il existe des impacts plus subtiles (et actuellement seulement très peu reconnus). Un des résultat les plus négatif de la maltraitance pendant l'enfance est l'incapacité à avoir une relation proche et intime avec un-e autre être humain-e. Je n'entends pas par là les relations amicales, mais les relations proches et ouvertes avec des partenaires intimes. Si les parent-e-s abusif-ve-s et négligeant-e-s (le modèle pour toutes les autres relations intimes ultérieures) nous apprennent quelque chose, iels nous apprennent à ne pas trop nous approcher des autres, et de ne pas faire confiance à celleux qu'on aime, parce qu'au bout du compte nous serons déçu-e-s et blessé-e-s. La distance que nous apprenons à garder pendant l'enfance empoisonne nos relations intimes d'adultes au point où de nombreuses personnes n'arrivent simplement pas à préserver des relations maritales (ou concubinaires) sur le long terme. Il s'agit, au moins dans nos cabinets, d'un des plus grand facteur de rupture que l'on observe.

Quoiqu'il en soit, le choix vous appartient. Vous pouvez vous accrochez à des conceptions de la discipline erronées, vous pouvez faire table rase de vos propres blessures, vous pouvez prétendre que vous ne contribuez pas à blesser d'autres personnes, et vous pouvez invoquer des justifications idéologiques, ou vous pouvez affronter la vérité et commencer un long chemin vers vous-même. Bien sûr, je ne vous mentirais pas ; ça va être dur. En vérité il est beaucoup plus facile, au moins sur le court terme, de vous mettre la tête dans le sable et prétendre que tout va bien. C'est beaucoup plus difficile de sortir la tête, étreindre la réalité qui vous entoure, et commencer le processus de changement. Mais si vous voulez mon conseil, il est temps d'accueillir la réalité. Il est vrai que vous pouvez « continuer » exactement comme ça jusqu'à votre mort, mais c'est une demie-vie dans le meilleur des cas, une vie de misère subconsciente et de déclin graduel. Ça n'est pas une vie du tout si vous me demandez mon avis et dans ce monde d'écrans couleurs dernier cri et de smart-phones puissants, c'est totalement inutile. Dans ce 21ème siècle étincelant, dans ce monde globalisé, nous avons maintenant plus que jamais les outils nécessaires pour faire les changements que nous devons faire. Psychologues, parent-e-s, professeur-e-s, adolescent-e-s, femmes/hommes d'affaires, politicien-ne-s, et qui que ce soit, il est temps de s'unir et de réparer les dégâts.

 

Bibliographie

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Source : www.sociology.org

Traduit de l'anglais par nos soins (les propositions d'améliorations sont les bienvenues).

Pour lire le texte dans sa version originale: http://www.sociology.org/sociology-versus-psychology-the-social-context-of-psychological-pathology-and-child-abuse/

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