LA PSYCHOPHOBIE TUE! Marche commémorative #2 pour Babacar Gueye

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LA PSYCHOPHOBIE TUE! Marche commémorative #2 pour Babacar Gueye

[TW : crimes policiers, crises psychologiques]

Appel du Collectif Vérité et Justice pour Babacar Gueye :

« STOP AUX VIOLENCES ET AUX CRIMES POLICIERS

3 décembre 2015 : 4h du matin dans un immeuble de Maurepas à Rennes. Une crise d'angoisse, un appel aux secours. 8 policiers arrivent dont 4 agents de la BAC, armés d’un taser, de deux matraques téléscopiques et d’armes létales. En quelques minutes, Babacar Gueye, en pleine crise d'angoisse se mutile avec un couteau,et meurt sous les balles d'un agent de la BAC. 5 au total. Cela fait 2 ans. 2 ans que ceux qui l'aimait ont rejoint le douloureux combat des familles de victimes de crimes policiers. Babacar Gueye avait 27 ans et la vie devant lui.

Ceux qui le connaissaient se souviennent de son sourire, de son rire, de sa sensibilité, de sa bonté, de son amour de l’autre.
Ils savent que si Babacar est mort, c’est parce qu’il était noir, et ils se posent la question : si tout cela s’était passé dans un quartier riche comme le Thabor et non dans un des quartiers les plus pauvres de la France hexagonale, que se serait-il passé ?
Ils savent que cette société, où la police tue chaque année une dizaine de noirs, arabes et autres non-blancs, ils n’en veulent pas.
Ils savent que personne ne mérite de mourir sous les balles de la police.
Personne.
Ils savent que trop de frères, fils, pères, maris, oncles, neveux, cousins, amis partent trop tôt sans que justice soit faite.
Ils savent qu’aujourd’hui, tout le monde est concerné, car c’est le problème de la société toute entière.

Aujourd'hui, la famille et les amis de Babacar ne lâchent rien.
Après 15 longs mois d’attente et la négligence de l’ancien avocat, une enquête a été ouverte en mars dernier.

En occupant la rue ensemble, montrons notre soutien à Awa, à toute la famille Gueye et aux proches de Babacar.

FACE A LA MORT NOUS SOMMES IMPUISSANTS.

FACE A L’INJUSTICE NOUS SOMMES DÉTERMINÉS

VENEZ MARCHER LE 2 DÉCEMBRE POUR BABACAR

ON N’OUBLIE PAS ON NE PARDONNE PAS 
» .

 

Pour plus d'info, voir le blog du Collectif.
 

N'oublions pas non plus que ce tragique événement s'inscrit dans des mécanismes sociaux de maintien de l'ordre raciste, bourgeois et psychophobe, qui font régulièrement de nouvelles victimes.

 

Cet été, le 6 août, Bilal, 20 ans, qui était reconnu handicapé psychique et diagnostiqué bipolaire est mort entre les mains de la police. Un odieux mélange d'islamophobie et de psychophobie semble lui avoir coûté la vie.

 

Ci-dessous le déroulé des faits résumé par le Collectif Perspective :

« Bilal Elabdani avait 20 ans et vivait en Isère. Le 6 août dernier, il décide de se rendre à Marseille pour quelques jours, après avoir prévenu sa famille.
Le lendemain, alors qu'il se trouve sur le Vieux-Port, dans le centre ville, il connaît un moment de vulnérabilité, il est « crise », en détresse psychique.
En effet, Bilal souffrait de troubles bipolaires et était reconnu comme une personne en situation de handicap.
Il est interpellé par la police, au prétexte qu'il se serait exclamé « Allahou Akbar ( « Dieu est grand »), puis est arrêté et incarcéré à la maison d'arrêt des Baumettes, accusé d'« apologie du terrorisme », une accusation qui deviendra plus tard : « outrage et rébellion sur agent ». La vie de Bilal a ensuite basculé entre le 7 et le 10 août, il a été retrouvé mort « suicidé ».
Quinze jours se sont écoulés avant que les parents ne soient autorisés à voir le corps de leur fils.
Aujourd'hui, la famille mène un combat pour que lumière soit faite sur les agissements de la police et de l'administration pénitentiaire. Bilal Elabdani a rejoint la -trop- longue liste des victimes de violences policières, et de crimes institutionnels, dont font partie beaucoup de personnes souffrant de troubles mentaux. Ne les oublions pas. »


Pour écouter les parents et le grand-père de Bilal s'exprimer, voir l'émission l'Envolé du 29 Septembre 2017. Et pour soutenir financièrement les proches de Bilal dans leur lutte il est possible de contribuer à la cagnotte.

 

Quelques jours plus tard, le 19 août c'est Luis Bico, 48 ans, qui décède, froidement abattu par la police dans un quartier populaire de Châlette-sur-Loing, alors qu'il était en pleine crise psychologique.

 

Ces morts sont le reflet dramatique de toute la violence avec laquelle la société traite les personnes considérées comme étant fous/folles, une violence d'autant plus décuplée lorsque ces personnes sont racisées et/ou de classe populaire.

 

Ces personnes qui traversent un moment de grande vulnérabilité, qui plus que tout autre chose méritent d'obtenir une aide et un soutien collectif sans faille face à ces souffrances intenses, ne sont perçues que comme des ''troubles à l'ordre public'' et deviennent au contraire la cible des appareils de maintien de l'ordre de l'état, qui se contentent froidement de les éliminer.

 

C'est le monde tel qu'il est qui est insupportable, pas notre existence!

 

Visibilisons et luttons contre les violences faites aux personnes en détresse psychologique!

 

Pour Babacar Gueye et pour toutes les victimes des crimes et des violences policières, le 2 décembre à Rennes, Marchons!

 

 

 

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